Stratégie Data

    L'entreprise data-driven en 2025 : de la modern data stack à l'industrialisation de l'IA

    En 2025, devenir data-driven est un impératif de survie. Explorez la convergence entre Modern Data Stack, Data Mesh et MLOps pour transformer vos données brutes en valeur tangible.

    3 décembre 2025
    6 min
    F

    Frédéric Le Bris

    CEO & Co-fondateur

    L'entreprise data-driven en 2025 : de la modern data stack à l'industrialisation de l'IA

    En 2025, la transformation vers une organisation pilotée par les données (*data-driven*) n'est plus une option, mais un impératif de survie. Pourtant, malgré les investissements massifs, une étude révèle que seules 32 % des entreprises parviennent réellement à devenir data-driven. Pourquoi ce fossé ? La réponse ne réside pas seulement dans la technologie, mais dans la convergence entre une architecture moderne, une gouvernance rigoureuse et une culture d'entreprise adaptée.

    Si vous cherchez à moderniser votre approche data cette année, voici les piliers essentiels sur lesquels vous devez vous concentrer, de la Modern Data Stack (MDS) à l'essor du Data Mesh et du MLOps.

    1. L'évolution de la Modern Data Stack (MDS)

    La Modern Data Stack a radicalement changé la façon dont les entreprises gèrent leurs données. Elle se distingue des systèmes traditionnels (souvent sur site) par son approche *cloud-native*, modulaire et évolutive.

    Du data warehouse au data lakehouse

    L'architecture de stockage est le cœur du réacteur. Traditionnellement, nous avions d'un côté les Data Warehouses (pour les données structurées et la BI) et de l'autre les Data Lakes (pour les données brutes et volumineuses). En 2025, la tendance est à la convergence vers le Data Lakehouse.

    Cette architecture hybride combine la flexibilité et le faible coût des lacs de données avec les performances de gestion et de requêtage des entrepôts. Des plateformes comme Databricks et Snowflake dominent ce marché :

    * Databricks excelle dans le traitement Big Data et l'IA.

    * Snowflake reste une référence pour sa simplicité et son évolutivité SQL.

    L'ingestion : ELT plutôt qu'ETL

    Le paradigme a changé : nous sommes passés de l'ETL (*Extract, Transform, Load*) à l'ELT (*Extract, Load, Transform*). Grâce à la puissance du cloud, il est désormais plus efficace de charger les données brutes directement dans l'entrepôt avant de les transformer.

    Pour l'ingestion, le choix se fait souvent entre :

    * Fivetran : Une solution SaaS entièrement gérée, idéale pour les équipes qui veulent du "zéro maintenance" et une fiabilité maximale.

    * Airbyte : Une alternative open-source offrant une grande flexibilité et un vaste catalogue de connecteurs communautaires, parfaite pour les besoins personnalisés.

    2. Architecture et organisation : le data mesh

    Avec l'explosion du volume de données, les équipes centrales deviennent des goulots d'étranglement. C'est ici qu'intervient le Data Mesh.

    Le Data Mesh n'est pas une technologie, mais une approche organisationnelle qui décentralise la propriété des données. Au lieu d'un lac de données monolithique, les données sont traitées comme des produits (*Data as a Product*) gérés par des domaines métiers autonomes (marketing, finance, ventes).

    Pour réussir ce modèle, il faut respecter quatre principes fondamentaux :

    1. Propriété par domaine : Les experts métiers gèrent leurs propres données.

    2. Données en tant que produit : La donnée doit être fiable, documentée et facile à consommer.

    3. Infrastructure en libre-service : Une plateforme commune pour éviter de réinventer la roue technique.

    4. Gouvernance fédérée : Des règles globales pour assurer l'interopérabilité et la sécurité.

    3. La gouvernance : le socle de la confiance

    Sans gouvernance, un Data Lake devient un marécage de données (*Data Swamp*). Pour garantir la confiance (*Data Trust*), l'outillage de la gouvernance est indispensable.

    * Le data catalog : C'est le "Google interne" de vos données. Des outils comme DataGalaxy, Collibra ou Alation permettent de cartographier les actifs, d'identifier les propriétaires et de faciliter la découverte des données par les équipes métiers.

    * Le data lineage : Il offre une traçabilité complète, de la source au tableau de bord. C'est crucial pour comprendre l'impact d'une modification et répondre aux exigences réglementaires comme le RGPD ou l'AI Act.

    * La qualité des données (data quality) : Intégrer des tests automatisés est vital. L'outil dbt (data build tool) est devenu le standard pour transformer les données et exécuter des tests de qualité (unicité, non-nullité) directement dans le pipeline.

    4. L'industrialisation de l'IA : le MLOps

    L'IA ne doit pas rester un projet de laboratoire. Pour passer à l'échelle, les entreprises adoptent le MLOps (*Machine Learning Operations*). Il s'agit d'appliquer les principes DevOps au Machine Learning pour standardiser le déploiement, la surveillance et la maintenance des modèles.

    Le MLOps permet de réduire la friction entre la data science et la production, assurant que les modèles sont fiables et reproductibles. Parmi les outils leaders en 2026, on retrouve :

    * MLflow pour le suivi des expérimentations.

    * Kubeflow pour l'orchestration sur Kubernetes.

    * Les plateformes intégrées comme Google Vertex AI et AWS SageMaker.

    De plus, l'IA générative s'intègre désormais aux outils d'analyse (comme Genie de Databricks ou Copilot dans Power BI) pour permettre aux utilisateurs métiers d'interroger leurs données en langage naturel.

    5. La culture : le facteur humain

    Enfin, la technologie ne suffit pas. Une entreprise data-driven repose sur une culture de la donnée. Cela implique :

    * Le soutien du leadership : La direction doit placer la donnée au cœur de la stratégie.

    * La culture des données (data literacy) : Former les employés pour qu'ils sachent lire, analyser et communiquer avec les données est essentiel pour décentraliser la prise de décision.

    * L'alignement sur les objectifs : La stratégie data doit servir directement les objectifs business, et non être une fin en soi.

    Conclusion

    En 2025, réussir sa stratégie data signifie briser les silos. Que ce soit par l'adoption d'une Modern Data Stack flexible, la mise en place d'une architecture Data Mesh, ou l'industrialisation de l'IA via le MLOps, l'objectif reste le même : transformer la donnée brute en valeur tangible pour l'entreprise.

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